« Malik sauta dans l’eau alors qu’Adèle se séchait sur la berge. »

Cette phrase d’apparence simple et sans difficulté comporte pourtant une règle qui est souvent source de questionnement : doit-on écrire « qu’Adèle » ou « que Adèle » ?

Dans les articles des rédacteurs avec lesquels je travaille, je rencontre souvent les deux formes, parfois même dans un même texte. Nombreux sont ceux qui hésitent, et écrivent souvent « à l’oreille » : si une forme sonne mieux que l’autre, alors c’est sûrement la bonne, n’est-ce pas ? Mais alors, quelle est la règle si l’on se permet d’écrire à l’oreille?

Eh bien la règle… n’en est pas vraiment une ! L’élision qui semble pertinente ici peut en effet ne pas être appliquée. Ainsi, « qu’Anne » peut aussi s’écrire « que Anne » si l’auteur le souhaite. Cependant, il faut rester cohérent : si on l’utilise une fois, on l’utilise toutes les fois.

Une des raisons pour lesquelles l’élision n’est pas appliquée, au choix de l’auteur, est lorsqu’elle serait source de confusion, ou devant un nom étranger. Là aussi, on parle bien de choix et non de règle.

En conclusion :

Les deux formes sont correctes, bien que l’élision est la plupart du temps privilégiée !